Actualités / Cadre de vie - mercredi 21 janvier 2015

Le Clos gourmand voit les choses en grand

FARID BENALLEGUE n’a pas de nostalgie particulière. Si son établissement, le célèbre Clos gourmand, a quitté ses murs de la rue Louis-Duclos “devenus obsolètes”, c’est pour mieux s’installer avenue des Canuts, à la Soie, avec un restaurant d’une soixantaine de couverts. “On ne détruit pas une réputation comme celle du Clos gourmand, explique le patron. Au Village ou au Sud, c’est toujours la même maison, on retrouve son âme et les recettes qui ont fait son succès : accessibilité, discrétion et qualité”.

Des choses ne changent pas d’un lieu à l’autre. Le grand fourneau Molteni, “garanti à vie” trône toujours au centre de la pièce, dans une cuisine désormais ouverte sur la salle. Et puis il y a la gouaille intemporelle de Farid, intarissable sur l’histoire de sa maison, du Village et de la Tase. “Comme le Clos, ce quartier a un esprit bien particulier, celui des ouvriers-textile”, constate-t-il. “La bonne bouffe n’étant pas une histoire d’argent, mais de passion, pourquoi une personne ne devrait pas pouvoir déguster un bon burger pendant qu’une autre mange un foie gras poêlé ? Un restaurant se doit d’être bigarré et éclectique”, estime Farid Benallègue. Le Clos gourmand garde donc sa logique d’ouverture à toutes les bourses. Les clients ont ainsi le choix entre le comptoir des Canuts, un espace brasserie, le Petit Clos où les plats du jour peuvent être consommés sur place ou à emporter, et l’espace gastronomique.

 

40 ans de gastronomie vaudaise

Pour lui, ce déménagement du Clos à la Soie, est un pari sur l’avenir. “Lorsque j’ai signé, en 2008, c’était un terrain vague. Il n’y avait guère d’entreprises aux abords, la station de métro venait à peine d’être inaugurée.” Ce pari au long terme, le temps de penser au mieux les moindres détails d’un projet que Farid Benallègue ne se lasse pas de présenter, semble porter ses fruits. “On change de dimension”, se félicite un patron fier de son bébé.

Tout a commencé en 1973, quand monsieur Ben, le père de Farid, reprend le vieux Café des Platanes, un bistrot de pêcheurs qui devient alors “Chez Ben”. une arrivée mouvementée qui n’a pas plu à tout le monde : “Il a tout eu. Les pétitions des habitants, la police qui a débarqué le jour de l’ouverture, mais il a tenu bon ”, considère aujourd’hui son fils. En 1987, il reprend l’affaire familiale et lui fait passer le tournant de la gastronomie. “Mon père faisait le couscous à merveille, moi je me suis plutôt lancé dans le foie gras”, résume celui qui s’est formé au contact de grandes toques. Et ce virage a séduit la clientèle, au moins autant que le couscous du père Ben. En 40 ans, l’accueil réservé aux Benallègue a bien changé et le Clos nouvelle formule était lui, très attendu par les habitués. Aujourd’hui, dans son nouvel écrin de verre, Farid et son équipe de neuf personnes, souhaitent ajouter une nouvelle page à ce petit conte de fée gastronomique. une page tournée vers l’avenir et l’ouverture. Le Clos gourmand autrefois enclavé, est à un carrefour clé de l’Est lyonnais et il compte bien en profiter.

Maxence Knepper

Pratique : Le Clos gourmand, 16, avenue des Canuts. tél, 04 78 80 52 11 ou 07 50 80 17 98.

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Commentaires

  • MME RISTIC, le 06/02/2015
    Bonjour,

    Je vous souhaite bonne chance dans votre nouveau restaurant et une réussite de renommé comme l'ai votre nom

    car pour nous c'était" nous allons chez BEN " bon souvenir personnel

    A bientôt

    MME RISTIC


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