Actualités / Cultures - mardi 03 mars 2015

L’Incubateur met en lumière la matière noire

FORT d’une première saison haute en couleur, le planétarium remet le couvert pour une deuxième édition de son projet un peu fou, l’Incubateur. Cette année encore, dix familles vaudaises sont invitées à participer à l’élaboration d’une expérience scientifique grandeur nature dans leur salon. Mieux, c’est eux qui la mèneront en construisant leurs propres instruments de mesure. Exit la chasse aux particules cosmiques, c’est autour de la lumière et la matière noire, cette mystérieuse composante de l’univers, que ces néo-explorateurs de l’infiniment petit vont plancher, avec le concours des médiateurs du Planétarium, de l’artiste Sophie Souille, et du scientifique Antoine Cazes qui les suivront pas à pas. “Voir l’invisible”, tel sera le programme qui les conduira dans des lieux de culture et de savoir où ils n’auraient pas force- ment accès en temps normal : laboratoires de pointe, ateliers d’artiste et pourquoi pas quelques surprises dont seul le planétarium a le secret.

Entretenir une étincelle

De quoi éveiller la curiosité de Christine, Samah, agnès et des autres participants, âgés de 12 à 80 ans. “On ne sait pas grand chose pour le moment, c’est le principe, explique Monique guiol, une habituée du Plané qui n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure. On sait juste que l’an passé, l’Incubateur avait été très intéressant. Captivant même. C’est un voyage dans l’inconnu qui permet de sortir des sentiers battus”. Même sentiment pour Jean Maye : “Je ne sais pas sur quoi on va partir, mais des amis qui ont participé à l’expérience l’année dernière m’ont vivement conseillé de m’y inscrire. Cela met du piment dans notre quotidien !” le Vaudais ne s’y connaît pas particulièrement en sciences, pas plus que Maurice Bonnafet, 80 ans (le doyen du cru), mais tous les deux sont sensibles à l’aspect ludique de la chose. Et derrière l’expérience artis- tico-scientifique, il y a aussi l’humain, “au cœur du projet”, selon le médiateur du planétarium et coordinateur de l’évènementiel, pierre Henriquet. Et c’est bien ce qui a poussé Marie-Noëlle Pieur-Saut, infatigable bénévole de la MJC et de la Marmite urbaine –entre autres–, à participer. si elle aime les sciences et dit avoir “la tête dans les étoiles”, c’est avant tout pour rencontrer des personnes d’horizons divers et échanger, qu’elle a rejoint le programme. “Le plus gros travail pour les équipes du Planétarium, c’est d’entretenir cette étincelle qui crée une bonne dynamique entre des habitants qui ne se connaissent pas du tout”, estime pierre Henriquet. Une étincelle d’où jaillira sûrement le feu sacré de la connaissance.

Maxence Knepper

pratique : planétarium, place de la nation, 04 78 79 50 13. www.planetariumvv.com. www.incubateur-art-et-science.com

 

Vendredi noir au Planétarium

le 20 mars au matin, l'Europe sera plongée temporairement dans la pénombre d'une éclipse partielle de soleil. le planétarium propose de suivre l’événement, non seulement depuis la place de la nation de Vaulx-en-Velin, mais aussi depuis la place Bellecour de Lyon où une partie de la structure se délocalise. scolaires et visiteurs pourront observer l’astre solaire et en apprendre un peu plus sur ce phénomène relativement rare, grâce aux explications des médiateurs scientifiques qui mettront à disposition, des lunettes de protection. C’est la 9e eclipse depuis le début du 21e siècle.

 

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