Actualités / Cultures - lundi 19 mai 2014 - (8 images)

La Femme qui… est peu visible et tellement présente

Reverra-t-on La Femme aux bois de cerf ? Cette créature fabuleuse qui, telle une dame blanche, est apparue à plusieurs reprises au Sud de la commune. Elle sème et dépose ici et là des graines, des étoiles, des dessins schématiques, des mots écrits en tifinagh. La dernière fois que certains l’ont vu – et entendu chanter –, c’était en février au Carré de Soie au bord de l’aire de glisse. Depuis, des gens la pistent, à l’affut des signes qu’elle peut laisser. Il y a parmi eux des habitants, des artistes, des curieux, des amoureux, peut-être… Il y a aussi cet anthropologue qui interroge les gens du quartier : “Avez-vous vu La Femme qui… et ses signes ?”. Il dit avoir répertorié “les mêmes inscriptions en langue amazigh et les mêmes dessins dans la ville de Mourmansk en Russie”.

En quête d’elle, quelques-uns retournent au Carré de Soie. Le 17 mai, guidés par les artistes de KompleXKapharnaüM et par des élèves de l’Ecole nationale de musique de Villeurbanne, ils suivent petits cailloux, plumes, oiseaux, flèches et autres pictogrammes. Via le cirque Imagine, la passerelle et le parking du Carré de Soie, ils cheminent et croisent des musiciens qui diffusent d’inhabituelles sonorités. Un trio les conduit dans le mail de la galerie marchande. Des personnes, surgies de la foule, distribuent des fils rouges, jettent des plumes et des graines. Elles susurrent des mots à l’oreille des passants et hurlent comme le loup. Dans l’étonnement général, la chorale du Bois d’Oingt offre au public un chant d’Amazonie suivi d’un air de Mozart. Quel bel instant. Y a-t-il un lien avec le chant de la Femme qui ? Affaire à suivre.

FM

Prochaine FPP le 15 juin.

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