Portraits / JOURNAL N°75 - mercredi 19 juin 2013

Dalaï Slama, étudiant le jour, slameur le soir

DALAÏ SLAMA, alias Raïd Sami Elkolli... Sous le pseudonyme qui fleure bon la sagesse tibétaine revisitée par l’esprit frondeur du slam, il est un jeune-homme venu d’Algérie voilà deux ans. Raïd Sami Elkolli, 26 ans, est né à Sétif, et poursuit actuellement des études de langues, option traduction, à l’université Lyon 2 Lumière.

Il a découvert le slam via sa sœur Randa. Un beau jour, en 2007, elle l’incite à venir se présenter à un atelier de slam à Sétif. A cette époque, avaient lieu des rencontres culturel- les, via Gertrude 2, une compagnie artistique lyonnaise. Ateliers de théâtre, lectures, hip hop avec les Pockemon Crew : tout est bon pour Gertrude 2 et ses amis sétifiens de l’association Perséphone pour faire jaillir l’étincelle de la créativité en Algérie. Et ça marche. “Ma sœur m’avait dit d’écrire un texte et de le faire rimer... J’ai cogité tout seul, j’ai eu envie de parler des relations hommes- femmes sur le mode humoristique. Le texte a plu”. Les jeunes Sétifiens, très motivés, s’organisent ensuite pour prendre le relais des ateliers : “Je m’occupais de l’interprétation et de l’expression scénique, tandis que ma sœur Randa animait les ateliers“.

De fil en aiguille, Raïd, alias Dalaï Slama pour la scène, n’abandonne pas ses études. Mais le niveau du master n’existant pas à l’université de Sétif, il choisit la France et Lyon pour ses accroches familiales, professionnelles et artistiques. Il anime depuis quelques semaines des ateliers avec Fedevo, l’association vaudaise des cultures urbaines à Vaulx, et espère bien y voir émerger peu à peu une “scène slam”. Avis à ceux et celles qui cherchent les moyens de s’exprimer : la “scène slam“ est à portée de mains... et de mots.

Françoise Kayser

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