Journal / Portraits - mercredi 04 novembre 2015

Coline Preher, la voix du talent

LA FÈVRE est retombée. Et comme elle l’a dit devant plus de cinq millions de téléspectateurs, “On est arrivé jusqu’ici, on a tous gagné”. Coline Préher n’a pas remporté le télé crochet The Voice kids, mais elle aura effectué un sacré parcours. La protégée de Bertignac a séduit l’audience avec ses reprises de Peo- ple help the people de Birdy, et Qui a le droit de Patrick Bruel, qui l’a par ailleurs félicitée. Avec sa voix suave et fragile, la vaudaise a vécu une belle aventure.

C’est une jeune décontractée que l’on retrouve accompagnée par sa mère. Blouson en jean et Converse aux pieds, sa tenue de ville contraste avec ses robes de scène. Un pendentif en forme de guitare électrique avec un Union jack permet de deviner sa passion pour la musique pop. La jeune fille est née dans le Sud de Vaulx-en-Velin et chante depuis sa tendre en- fance. “J’ai eu le déclic à l’école primaire, se remémore Coline du haut de ses quinze ans. Au collège, j’ai suivi les Cham (Classes à horaires aménagés musicales). J’ai pratiqué chant, piano et guitare. Je compose et j’écoute énormément de musique”. Ses goûts sont des plus éclectiques, de la pop au classique en passant par le rap. “Il n’y a rien que je n’aime pas”, reprend-elle. Quand elle ne travaille pas sur ses compositions, Coline danse. Déjà en 2012, nous l’avions rencontrée. Elle posait fièrement à côté de son piano, son potentiel était au rendez-vous.

Retour sur The voice kids

Celle qui a tenu en haleine des millions de Français le 25 octobre sur TF1, ne s’était pas inscrite au concours. Ce sont les équipes de la production de The voice qui m’ont contactée. J’avais déjà participé à l’émission Prodiges sur France 2, évoque la chan- teuse. J’étais sur la liste des candidats sélectionnés, mais je n’étais pas passée à la télé”. L’aventure The Voice kids a duré presque un an. L’expérience a marqué la jeune musicienne. Elle a été auditionnée parmi
6000 candidats venus de la France entière pour se hisser parmi les 27 adolescents qui sont passés à la télé. “Le plateau est une énorme fourmilière, poursuit la jeune Coline. C’est assez impressionnant. Mais on nous met à l’aise et nous sommes très bien encadrés. J’étais accompagnée par ma famille et, avant chaque passage devant les caméras, nous étions pris en charge par une psychologue et une sophrologue pour chasser le stress. Chanter devant 800 per- sonnes n’est pas une mince affaire”. Coline a eu le privilège d’intégrer la team de Louis Bertignac, monstre sacré du rock français, jadis guitariste du groupe Téléphone. “Il a senti que j’avais une formation musicale et ça a bien collé. Il nous a mis à l’aise et il blaguait beaucoup. Il y avait aussi un très bon feeling avec les musiciens de l’émission qui ont été adorables et à notre écoute”. Mais l’aventure a été aussi éprouvante. Si les lueurs des plateaux brillent comme des étoiles, les lundis sont aussi synonymes de reprise des cours. Et le retour au bahut est par- fois rude. “Même en tant que parent revenir sur terre est difficile, on est sur un petit nuage”, insiste la mère de Coline. Mais se produire dans un studio plein à craquer et se savoir vue sur le petit écran, ça n’a pas de prix. Cerise sur le gâteau, lors de la finale, l’adolescente a rencontré des célébrités qu’elle apprécie, comme Kendji Girac, Louane Emera et Lilian Renaud, le gagnant de la version adulte de l’émission.

Le début d’une nouvelle aventure
Certes Coline n’a pas remporté la grande finale. Mais elle est restée fair-play envers la lauréate de l’émission : “Jane méritait amplement de gagner, souligne la Vaudaise. Elle est très talentueuse et d’une extrême gentillesse”. Pendant les différents tournages, dans les studios parisiens, des liens d’amitié se sont tissés entre les participants, les Kids, comme on les surnomme. Et tous sont restés en contact. Coline profite de quelques jours de repos bien mérités après la diffusion du show, même si le rythme reste soutenu, avec des interviews et des séances photo qui s’enchaînent. Mais la musicienne garde le tempo. Des projets plein la tête, elle travaille avec des musiciens pour peaufiner ses compositions en vue de l’enregistrement d’un disque. Chut ! Soyons prudents, car rien n’est encore signé. Mais une chose est belle et bien sûre : on n’a pas fini d’entendre la voix de Coline Préher. Et comme chantait Francis Cabrel : “Ce n’est que le début”... Sûrement celui d’une belle histoire.

La jeune Vaudaise a porté haut les couleurs de la ville, lors de son aventure télévisuelle à The Voice kids. Elle a bluffé le gratin de la chanson française et cela n’est pas dû au hasard. Rencontre avec une fille pleine de talent.

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