Portraits / JOURNAL N°112 - mardi 31 mars 2015

Deux sociologues accompagnent la création du Jacartronic

CES DEUX CAMARADES de promo, férus de sociologie appliquée au développement local, vont accompagner Vive la Tase dans le montage du Jacartronic, un laboratoire de fabrication ouvert à tous. Dimitri agit en terrain connu. Depuis deux ans, il s’investit activement au sein de la Fabrique d’objet libre (à Bron), seul “fab lab” de l’agglomération jusqu’à il y a peu. “J’ai toujours aimé bricoler”, dit-il. Titulaire d’un BTS en électronique, cet as de la mécanique, de l’informatique et de la débrouille, monsieur Bidouille sur Youtube, aime cogiter pour fabriquer des machines. Passionné du “do it yourself”, il a trouvé le moyen d’allier son goût pour la technique et son intérêt pour la sociologie au sein du fab lab brondillant et maintenant via le projet vaudais. “Notre rôle est de rendre viable le Jacartronic et de faire le lien avec le patrimoine industriel. Il s’agit déjà de déterminer concrètement quelle forme cela va prendre”, explique Dimitri.

Fernando a quitté la Colombie il y a trois ans et a déjà en poche un master 1 d’anthropologie. “Dans mon pays j’ai participé à la mise en place d’un projet social et culturel soutenu par une organisation non gouvernementale (ONG) et une université. En France, j’ai fait un stage en 2013 à la mairie de Vienne pour la création d’un circuit court”, décrit-il. Lancé dans le projet du Jacartronic depuis février, Fernando va “faire un état des lieux des actions conduites par l’association”. Il va aussi réfléchir à la valorisation du lien entre les innovations industrielles passées et présentes. Il agira de paire avec Dimitri pour faire de la prospective auprès de différents acteurs, trouver des soutiens à l’échelle nationale ou locale et mettre en œuvre des partenariats publics et privés. Pour tous deux, le contexte social vaudais accentue l’intérêt du fab lab. “On sort des milieux élitistes bac ++. Ici, se joue la carte de l’ouverture et de la démocratisation. Un tel projet peut contribuer à réduire la fracture numérique”, disent- ils. après le stage, qui devrait affirmer leurs compétences, d’autres projets les attendent. Fernando aimerait travailler “dans le secteur du commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire”. Dimitri envisage de rester “dans le domaine des tiers lieux créatifs qui rassemblent amateurs et professionnels”. A chacun son lieu des possibles.

F.M

Dimitri Ferrière et Fernando Perez sont en master 2 de sociologie. L’université Lyon 2, via sa boutique des sciences, les a recrutés pour mobiliser leurs compétences et connaissances au profit de l’association Vive la Tase.

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