Actualités / Cadre de vie - mardi 08 janvier 2013

Marhaba : permis de construire bloqué

LES LOCATAIRES de Marhaba font l’objet d’une enquête sociale conduite par Aralis, actuel gestionnaire de leur cité. Cette enquête, attendue de longue date devrait s’achever dans les prochaines semaines. Elle mettra en évidence la situation de chaque foyer et les possibilités de relogement qui s’offrent à chacun dans le cadre de l’opération de reconstruction de Marhaba. Sachant que l’Opac du Rhône, prenant le relais d’Aralis, s’apprête à construire de nouveaux logements de l’autre côté de l’avenue Garibaldi (côté canal, entre le pont de La Soie et ...) sur un terrain du Conseil général. Le problème, c’est que la pro- position immobilière est loin de satisfaire tout le monde !

Au printemps dernier, l’Opac du Rhône avait présenté aux locataires de Marhaba un projet avançant une proposition d’habitat pour chacune des trente sept familles de l’actuelle cité. Celui-ci prévoyait quarante neuf logements de trois types différents prenant en compte la capacité financière des habitants : dix maisons individuelles, vingt quatre logements mitoyens et quinze dans un petit immeuble collectif avec ascenseur. Mais début août, l’Opac a fait une demande de permis de construire pour soixante quatre logements, sans que les habitants aient été informés du changement et encore moins consultés. D’où la colère de ces derniers, qui s’est notamment manifestée lors de la visite de quartier effectuée par le maire, Bernard Genin, le 28 septembre. “L’Opac fait tout pour rentabiliser l’affaire, déplorait Kamel Maïza, le président du comité de locataires, quitte à entasser des familles sur un terrain plus petit que l’actuel”. De fait, certains ont exprimé à nouveau leur souhait : reconstruire Marhaba in situ.

Face aux locataires remontés, le maire s’est dit prêt à soutenir leur position. “Etes vous décidés à rester sur place, à aller jusqu’au bout en demandant que la reconstruction de vos logements se fasse sur le site actuel ?”, questionnait Bernard Genin. “Auquel cas, je suis prêt à appuyer votre demande”. Pour l’heure, l’accord pour le permis de construire est suspendu. Une manière de signifier à l’Opac que ce refus n’est pas un abandon du programme mais relève de la volonté d’aller au bout de l’enquête sociale et d’organiser une réunion collective fin janvier pour examiner la situation des locataires et le devenir de Marhaba.

F.M

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