Actualités / Cadre de vie - mardi 15 avril 2014

Vaulx-en-Velin à bicyclette

Si Vaulx-en-Velin n’abonde pas en stations Vélo’v, la commune n’en est pas moins  pourvue. Au Sud, deux bornes sont installées rue de la Poudrette, devant le centre commercial et l’arrêt de métro de la Soie. Profitant du soleil, nous sommes partis de cette dernière station pour appréhender Vaulx à travers ses voies vertes.

L’avenue des Canuts est longée par une large piste cyclable idéale pour les promenades en famille. De nombreux vélos s’y croisent en toute sécurité, certains remontant en direction de Décines, d’autres vers Villeurbanne. Rue Marius-Grosso, la voie réservée prend le large pour serpenter entre la ligne de tramway et les friches industrielles ornées de quelques tags sympathiques.

Au croisement avec l’avenue Franklin-Roosevelt, nous tournons à gauche, en direction du canal de Jonage. Traversant le pont de la Sucrerie qui dispose d’une voie réservée pour les cyclistes et porte le nom d’une ancienne distillerie du XIXe siècle, nous empruntons un temps, le chemin de halage et l’Anneau bleu. Sentant l’envie d’aventure nous gagner, nous sortons des sentiers battus pour descendre vers le parc de la Rize. Âme sensible s’abstenir : le chemin, en pente, est jonché de pierres ! Nous regagnons tant bien que mal la fraîcheur des platanes de l’avenue Grandclément pour continuer par le paisible chemin du Gabugy qui remonte vers le centre-ville.

 

Franchir le feu rouge en toute sécurité

La circulation y étant interdite, c’est à pied, notre vélo à la main, que nous nous arrêtons au jardin de la Paix et des Libertés pour se rafraîchir face à l’église Saint-Thomas, construite en 2010. Un détour par son parking permet de mieux apprécier l’architecture moderne du bâtiment et ses immenses vitraux, œuvres du plasticien Xavier Noiret-Thomé. La pause finie, nous reprenons l’avenue Picasso et tournons avenue Gabriel-Péri. Ce carrefour fait parti des 17 qui présentent depuis février, une signalétique facilitant l’usage des cyclistes. La nouvelle réglementation leur permet de franchir le feu au rouge s’ils tournent à droite, ce qui fluidifie la circulation.

Cette avenue qui traverse le centre-ville est bien équipée avec sa piste pour vélos. Seulement, certains usagers ont une fâcheuse tendance à confondre bande cyclable et arrêt minute. Résultat, nous sommes parfois obligés de rouler au milieu des voitures et de slalomer entre camions et automobiles. Remontant vers le nord, nous empruntons l’avenue Salvador-Allende dont le réaménagement se termine. Nous continuons par l’avenue Charles-de-Gaulle. De là, il est possible d’emprunter les confortables pistes qui mènent à Décines et remontent le canal. Nous préférons tourner chemin de l’Epi en direction du petit coin de verdure qu’offre la zone maraîchère.

 

Petites pauses artistiques au Village

Par la rue Racine, nous regagnons le Village, en passant devant l’église Notre-Dame de l’Assomption. Sur son parvis est dressé une statue de Saint Jean-Baptiste sculptée par Georges Salendre. A quelques centaines de mètres, devant la mairie annexe, un buste d’Henri Barbusse par le même artiste vaut lui aussi une petite pause. Rue Louis-Duclos, sur la petite place sur laquelle trône le Khatchkar (stèle arménienne agrémentée d’une croix et d’arabesques) offert par la ville jumelée d’Artik en 2007, les glycines et les lavandes en fleur embaument l’air. Au lieu de continuer au nord vers le Grand-Parc, nous tournons à gauche. De la rue Franklin, nous arrivons sous le fier coq du Monument aux morts de la place Gilbert-Dru, face au parc Elsa-Triolet. Un parc que nous longeons par la rue Pierre-Cot. Sur la droite, devant le théâtre de verdure du cinéma les Amphis, on découvre “Galets en cage” de Victor Caniato, une installation de 1983 symbolisant la relation intime de Vaulx-en-Velin avec le Rhône. Après un virage à gauche, nous voilà avenue Jean-Moulin, dans le quartier de la Grappinière en pleine mutation. Si la voie ne dispose pas de pistes cyclables, la circulation n’y est pas très dense et ne pose aucun problème aux aficionados de la petite reine. Descendant la rue Delestraint, nous rattrapons l’avenue du 8-mars-1945 et sa voie cyclable.

Un peu plus loin, nous arrivons aux pieds des fresques des Noirettes, inaugurées en 2011, chemin de la Ferme. Ces deux murs peints de 2000 m2 chacun ont été réalisés par Cité création, avec le concours des résidents du quartier. En descendant la rue des Frères-Bertrand, célèbres résistants vaudais, nous prenons l’avenue Henri-Barbusse en direction du sud afin de contempler “L’appel du pied gauche”, sculpture de Yves Henri, proche de la MJC. Quelques bons coups de pédales avenues Gabriel-Péri, Gaston-Monmousseau et d’Orcha, toutes pourvues de voies propres et de cédez-le-passage pour vélos aux feux rouges, nous voilà devant l’ancien collège Jean-Vilar de Villeurbanne, à la limite de Vaulx. Une station de Vélo’v, rue des Acacias, attend qu’on repose notre monture pour clore cette après-midi sportive et culturelle.

Maxence Knepper

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

  • houhou tahar, le 08/05/2014
    A quand, un office du tourisme à Vaulx en velin qui recèle bien des trésors qui ne demandent qu'à être explorer

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